Mont analogue de Daumale. Monségur, et

tous les monts du golgotha du monde.

Et si la parole est  principale et authentique, les cris des flammes agravent les tables de la LOI et la parole se perd. Alors, l'écrit va au bucher.

Nous créons et recréons à chaque instant la signification que nous donnons des choses, des êtres, nous nous justifions. Et que quelqu’un viennent à notre rencontre pour nous signifier que « son tien », le sens qu’il donne aux choses est meilleur que « notre tien », et nous pourrions nous sentir meurtri comme on peut l’être d’une atteinte au sens de notre vie. Cette meurtrissure pourrait aller jusqu’à la défense de notre conviction. C’est ainsi que nous passerions du refus d’entendre à celui de ne savoir comprendre puis de ne pas oser comprendre et de se perdre dans la nuées des sous entendu et de comparaison des significations et du sens que l’on donne aux choses aux êtres et à sa vie propre.

Pourtant il existe un consensus, sur lequel une société établie ses règles. Ce consensus est trans générationnel, traversier, transversal et s'applique à gérer les communications et tous les actes de la pensée et de la mémoire ainsi se constitue à mon sens « des aurores boréales de sémantiques » longues et fluctuantes comme le reflet d’une pensée communautaire du moment.

Une pensée qui aurait ses lignes directrices, ses fluctuations comme des doutes, ses nouveaux éclairages innombrables mais dont l'ossature, ferait le chaînage de l'aurore dans sa continuité.

Dialoguer, échanger serait alors comme tenter de joindre et de jeter son œuvre d’aurore boréale personnelle dans le courant de la communication pour que l'autre puisse saisir dans la même ligne de pensée l’expression de ce qui est dit pour renforcer ou modifier sa propre aurore Ainsi dans l'entrelacement, s'effectuerait la communication, pour autant qu'elle corresponde au dessin générale de l’aurore boréale communautaire. Par cette image évanescente, j'aime à donner penser la construction de la communication. C’est dire que les racines improbables et diffuses qui retiennent les rideaux de l'expression font que le voile d’une aurore boréale nous donne à penser un sens, une image, une vision, mais que l'émotion semble s’accrocher dans les tréteaux et la machinerie du théâtre cosmique de cette aurore pour nous en communier son l'ineffable impression qui s’accroche par une efflorescence de flux mental à une matrice d’empathie.

La qualité de la communication semble n'être tributaire que de la distance qui la sépare de cette forme d'origine archétypale.

Mais pour avoir le sens de la communication, comme pour donner sens à toute chose, encore faut il être en relation.

Si vous saviez comme dans le monde des insectes, ils sont en relation.

Cette image de communication nous donne encore à penser qu'elle tombe vers nous. Elle se répand elle drape d’un voile (d'Isis) l'essentiel. Par son volume elle nous montre les niveaux de communications, elle est dynamique, fluctuante, elle semble portée de sa propre vie. Elle pourrait être l’illustration de ce que serait un égrégore, une sphère réflectrice, une noosphère, ou une constellation sémantique.

Fourmilière des mots. Fourmis dans ,les jambes, scarabée, sisyphe moderne.

Si vous comprennez cela vous pouvez approcher la deuxième épreuve.

Oui, vous le constatez, le parcours n'est pas logique.

 

Sur le chemin du jeu de LOI  regardons Saint Jean de la Croix qui monte au Mont de la perfection :

Pour parvenir à ce que tu ne sais pas

tu dois passer par où tu ne sais pas.

...

Pour  parvenir à savoir tout

Ne désire rien savoir de rien.

...

Quand tu t'arrêtes à quelque chose,

tu cesses de te jeter dans le tout.

...

Dans le dénument l'esprit trouve

quiétude et repos.

...