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Et si comme Nietzsche : « il n’y a pas de faits, rien que des interprétations » que resterait il de la manière que nous avons de décoder le réel ?

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Un paradoxe éloquent, celui de l'amoureux lointain.

T’es Où. « Hello, Quand, », voici les mots les plus courants en téléphonie mobile. Être humain, c'est vivre dans la proximité de l'autre. Cette immédiateté d'espace et de temps est alors comme vouloir s'approcher de sa propre frontière d'être pour aller à la rencontre de l'autre. Tout contre l'autre aux fins de « comme union ». C'est dans ce parcours à fleur de peau, dans ce no man's land où chacun s'approche de l'autre que se révèle la caresse.


Pour savoir si vous êtes aimable sachez donc être caressé par le synchronisme d'un contact. Sachez dire « peau aime » comme on dit un poème qui s'expose à autrui.

Bien sûr tout cela n'est qu'interprétation, mais de quelle interprétation s’agit il ?

Interpréter c'est remonter le sens du signe à la signification. Cela consiste à dire que c'est un sens de deuxième main. Le premier en serait l'intuition. Le poème décoderait interpréterait traduirait donc des messages comme au temps de Platon.

Mais si interpréter n'était que de la proposition de la manifestation du réel comme pour Aristote,

A moins qu'il faille aller dans la quête de sens et les interprétation allégoriques selon Thomas d'Aquin. Et pourquoi pas selon Schleiermacher interpréter les textes en comprenant mieux l'auteur qu'il ne s'est lui même compris. Mais il est certain que nos préférons l'approche de Dilthey où la vie se donne déjà d'elle même sa propre interprétation où interpréter ne consiste qu'à complexifier.

Faut il analyser dans l'approche sociale l'interprétation du fait selon Durkheim ou une nébuleuse de raisons nuage de motifs à l'action selon Weber ?

Donner du sens selon les psychanalystes nous en avons déjà exprimé nos approches, pour ne retenir d'abord que l'approche de Viktor Frankl,

Heidegger donne à penser la précompréhension, forme 'unité d'entente qui se poserait l'interrogation à posteriori de cette unité, Gadamer enfin pose la dimension langagière de l'interprétation modelé par les scenarii de nos traditions. Et si comme Nietzsche : « il n’y a pas de faits, rien que des interprétations » que resterait il de la manière que nous avons de décoder le réel ?

Sans doute avec Pierce établir un consensus d'interprétation d'échange ou interpréter consiste à vérifier la qualité de l'image chez l'autre pour construire avec l'autre une plus grande compréhension.

Alors que reste t'il de notre thèse sur l'amoureux lointain.

Au début était la parole, c'est à dire une interprétation une communication de première main. Puis il fallut transporter la parole, et l'écrit vint, et ses interprétation. Puis vinrent les commentaires sur l’écrit et le souvenir affectif de l'écrit. Pouce pilpoul. Puis la relation distante dans le temps et l'espace et ses échanges épistolaires, puis l'échange en temps réel comme cela se voit sur le net. Tout s'interprète et s'interpénètre alors, étouffe et tout se fait confusion de sens et qui propos de quiproquo. Interpréter c’est donner du sens et le sens va pour tous de la cause à l’effet. Mais puisqu’il semble que l’esprit crée les circonstance de son avenir sur lequel au pressent se greffent les évènements qu’impliquent son passé, quand est il donc de l’interprétation ?


Et si interpréter c’était donner du sens en vérifiant que l’autre est d’accord sur le sens « accordé » d’unité d’être. Alors interpréter et argumenter pourrait bien être une histoire d’amour Daf Yomi.