Matriochka d'intentionnalité.

Premier axiome. Admettons que plusieurs réalités soient possibles nous les appellerions ; plusieurs mondes. 

Il peut exister une proposition contingente, vraie à tous ces mondes, comme il existerait une contradiction à tous ces mondes. 

On pourrait ainsi définir le monde végétal avec son intention d’attendre que la nourriture arrive à ses racines. Et le monde animal en intention de recherche.

Avec l'homme l'intention devient :

Prescriptive, avec l'obligation par un tiers d'opérer, d'agir jusqu’à l'asservissement de la croyance. 

Descriptive, c'est-à-dire commenter enquêter, contempler, méditer, jusqu’à l'isolement. 

Or les intentions sont temporellement figées dans le présent-futur. Et si certaines croyances signalent le rachat des fautes passées c'est dire en fait que ce passé peu glorieux n'aurait jamais existé. Et de ce fait le présent en serait modifié.



Second axiome, dans l'absolu donc tout peut être racheté. Et dans le présent tout est modifié.

Les physiciens nous disent que la matière piège l'espace et le temps. 

Or l'intention est focalisante. Se souvenir de Paris c'est se souvenir aujourd'hui de quelque chose de particulier dans ou à cause de Paris. L'intention est signifiante.  Or si j’utilise le signe comme vecteur d'intention, vais-je provoquer les circonstances d'un retour à Paris. Oui dans le cadre d'une intention prescriptive, je me prescris un voyage presque à mon fort défendant !

Un peu d'huile dans les roues du skate, peut être !

Mais si j'utilise un faisceau de signes, une multiprescription comme une araignée plantée au milieu de sa toile racine en attente, je vais par cette attente amener la circonstance en coïncidence. Dans une certaine forme de stratégie il est non seulement nécessaire d’attendre, mais d’agir dans le descriptif, pour réaliser l’'évènement. J'imagine, je suppute, je rêve, ce dernier mot est important.

Dans le premier cas prescriptif, c'est l’'exemple de la démarche volontaire prescrite. C'est le scénario transactionnel pur. Dans le deuxième cas descriptif, je suppose qu’il y a une forme de sagesse. En effet savoir par exemple qu’il y a illusion des sens ( Fausses perspectives, sirds, Rorchard, phosphènes, lunettes bi colore ou bi striées, …) se supprime pas l'illusion. Décrire ne supprime pas la description. Parce que capter par un des sens, c’est croire. Alors amenons l'esprit, c’est la démarche prescriptive, à refléchir c'est-à-dire à se dualiser, pour comprendre le parallèle qu’il y a entre le mythe du sysiphe et le scarabée.

Autrement dit pour aller vers le sens du réel quel est notre niveau d'abstraction et notre niveau de rêve. Et de « reliance des faits. Inutile d'avancer ici si nous possédons pas le vocabulaire.

Mieux que cela, plutôt que de nous suggérer une seule concordance intentionnelle, proposons nous en plusieurs, comme les fils supports souples, d’une toile d’araignée. Parce que dans le faisceau de coïncidences que nous allons mettre en évidence, d'autres coïncidences encore inattendues vont nous heurter le sens.

Ce qui en résulte est tout simplement l'’authentique premier degré de l'’initiation que bon nombre de société issues du romantisme ésotérique suggèrent. C'est cela sortir de l'athanor, se sublimer, utiliser le langage des oiseaux, exprimer le bol tibétain, dessiner le jardin zen, c'est écouter au delà de l'intention de prescrire et décrire.

La Nature n'est qu'intention, jusqu'à se donner le sens de cette intention.



Le "facile ment".


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