C.


7. No man’s land                                                                                       E1J7 III2H

7.1.« même aux rares endroits où l'écriture découvre les mystères, ceux ci ne sont bien saisi que pas les ini-tiés » Le zohar.

7.2.Aucune substance n'a d'existence, or je crois être.

7.3.Je suis, donc je me constate et m'aime. 

7.4.On n’aime jamais personne mais juste des qualités, des représentations.

7.5.Qualité, représentation attribuées à l'autre ou qualités d'acceptation de l'autre ?

7.5.1.Les deux puisqu'à la fois unis et sous influence. Tel est le tiers inclus. Plutôt que de penser comme les bouddhistes à la voie du milieu, je préfère le ou inclusif l'un et l'autre à la fois, et les deux.

7.6.Quand l'homme est prédestiné à s'accomplir, on comprend que pour se multiplier, il se divise.

7.6.1.Le but devient la cause de son évolution.

7.6.2.Tel est le zazen de l'école sötö.

7.6.2.1.C'est, par la respiration et la position, s’arrêter de suivre ses pensées. 

7.6.2.2.Tout est impermanent sauf l'impermanence. Mais si tout n'est qu'illusion pourquoi n'est-elle que permanente.

7.6.3.Il nous faut donc intentionnaliser le futur qui devient la cause de notre présent et dans la dichotomie conjointe et en même temps ne pas intentionnaliser. 

7.6.4.Dans ce processus d'être et de ne pas être C'est errer dans un «no man's land» de vacuité.

7.7.Là, suivre voie du milieu du bouddhisme, ne nous dit pas autre chose. Mais elle est multidimentionelle.

7.8.A l'image de la corde de guitare juste réglée en harmonique, puisque trop, ou pas assez tendu le son qui en émane est disgracieux dans la musique.

7.9.Pour que cette corde soit bien tendue, le musicien tient compte des conditions barométriques et de température.

7.10.A l'image encore, la main qui caresse se fait sensible au toucher de l'autre. 

7.11.L'autre est attentif au toucher de la main. Dans cet échange se fait la vacuité subtile d'une rencontre. Tel est un no man's land en frontière d'être. C'est Juste la nécessité stoïque de se reconnaître dans l’Amour et la Liberté..

7.12.A l'identique en soi comment toucher le véritable.

7.13.En formulant l'intention et en l'oubliant. L'art du sorcier et du magicien l'a bien compris.

7.14.C'est la pratique l’ascèse (et pas la pénitence) qui dit «Je veux» et «il» n'y pense plus. «Il» devient intime avec «soi».

7.15.Par exemple dans la position du lotus j'intentionnalise, et j'oublie le pourquoi de la position.

7.16.L'intentionnalisation est hors du temps. Si bien que ce qui fut voulu jadis s'actualise sans cesse. Mais à l'inverse le rachat fait que rien ne fut.

7.17.C'est ainsi que l'on devient « pur » c'est à dire sans séparation, en coïncidence.

7.18.Faut-il alors penser que le scepticisme  serait la règle ultime ?