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6.« Hors de soi » .                                                                                E1J6IV2H

6.1.« Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient fait pour ça » Boris Vian (1929-1959) Les Bâtisseurs d'empire.

6.2.« Hors de soi », expression populaire d'une colère qui traduit à extérieure, la violence intérieure. 

6.3.La haine du « probable » en dehors s’oppose à l'amour fédérateur du « certain » en dedans.

6.3.1.« Hors de soi », Ce pourrait être aussi, sortir de son enveloppe. Mais d’abord qui est soi ?

6.3.2.Une production synthétique de la conscience en retro analyse matricielle. 

6.3.3.Un sentiment d'unicité naît de la comparaison et la différenciation.

6.3.3.1.Soi n'est pas substance mais un acte d’éclatement. (Sartre).

6.3.3.2.L’existence met l'homme « hors de soi » dans une forme de recherche identitaire.

6.3.3.3.Et la contrainte sociale neutralise en partie l'individu en lui imposant ses codes.

6.3.3.4.En conséquence le soi se met en protection en chosifiant sa réponse adaptée. sa personnalité et de son caractère, réduisant d'autant sa liberté.

6.3.3.5.A l’instar des « poilus », faut-il être déshumanisé pour être « hors de soi » ?

6.4.Ensuite, vu le « hors de soi » par rapport au monde qu'en est-il par rapport au sentiment soi.

6.4.1.Selon Freud, nous ne sommes pas au centre du soi. Et plus l 'inconscient s'exprime  et plus le moi n'est plus maître chez lui. Ainsi extrapolé moi s’interroge sur : « qui agit et pense en moi » ? 

6.4.1.1.Comme si le moi n'était que façade d'être. L’ego objet de la conscience, se définie alors par l'intentionalité. Le soi existe indépendamment de la conscience de soi c'est l'épochè.

6.4.1.2.Quand l'inconscient fait agir sous la forme de la colère, un feed back  montre la pseudo véracité de ce qui se nomme conscience.

6.4.2.Quand la manipulation fait agir à son corps défendant, elle se met en rétroaction  de ce qui agit en prenant conscience de se voir agir. Cette distanciation est expression de conscience .

6.5.Enfin, Un être complet peut-il se dire « hors de soi ». La focalisation freudienne sur l'inconscient a appor-té une valorisation outrancière dans le schéma du « cause-effet ». 

6.5.1.Et la réponse serait la nécessaire moralité ontologique du soi. Ou l'on ne joue pas uniquement de rôle à soi-même et où l'on évite d'être strictement auto centré.

6.6.Si nous avons ici abordé la notion de « hors de soi » dans le sens commun pourrions-nous envisager notion de « hors de soi » ésotérique, c'est ce que cache le « sortir de son enveloppe ».

6.6.1.Sommes-nous en NDE, sortie en astral. Mais pensons-nous ou sommes-nous pensés ?

6.6.2.Le seul destin est d'être un destin fantôme. Nous sommes plus libres que nous l'imaginons car nous façonnons notre prétendu réel avec les concepts qui l’accompagne. Nous en vérifions toujours l'expérience constante car nous sommes de cette expérience. Il nous est donc impossible de déceler l'expression de notre nature mais plutôt sa négation. C’est l’apophatisme laïque.

6.6.3.Paradoxalement, si le corps est réel la conscience est fiction, s’il est partiel il partage sa réalité avec la conscience elle-même partielle et fomente la spiritualité.

6.6.4.Toutes gesticulations intellectuelles à l'intérieure du fantasme de la réalité empêche l'expression de notre vérité. Ces chimères se réactualisent se modifient au présent. Il ne s'agit plus de croire en soi mais d'ores et déjà d'avoir l'humilité de penser : par le biais de moi se fait une forme de réel. Le monde en moi matriciel se dit, s'exprime, se vit, s'expulse dans une forme de sous vie.

6.6.5.Adonnée à naître et mourir au dedans d'une fantasmagorie pour réaliser un destin hallucinatoire porteur de vérité première. 

6.6.5.1 Et si tout cela n’était que relatif  où tout n’est question que du point de vue? ∎