L'intérêt est la rémunération d'un capital épargné ou bien prêté.


Intérêts simples : Intérêts versés ou reçus à chaque périodes intermédiaires. Ils ne s'ajoutent pas au Capital initial pour la période suivante. (Niveau CAP).

i = C x t x n

i = montant des  intérêts

C = montant du capital

t = taux d'intérêt annuel

n= durée en nombre d'années, de mois, ...

Exemple : 2500 € empruntés à 5 % pendant 8 mois.

i = 2500 x 5% x 8/12 = 83,33 €



Intérêts composés.

Ils s'ajoutent au capital et produisent à leur tour des intérêts. ( Niveau CAP).

i = Valeur acquise - capital initial

Sachant que la valeur acquise = Cn = Co(11+t)n


Exemple : C= 120000€  placé à 4,5% pendant 8 ans.

Valeur acquise =C8 = C0 x (1+0,045)8 exposant.

= 170 652. 


i = 170 652- 120 000 = 50652 €.


Exercice intérêts composés : 130000€  placé sà 2,2% pendant 9 ans.

265 000€ placés à 2,44% pendant 7 ans ?


i = ?


Valeur actuelle.

Montant du capital (C0) qu'il faut  placer à la date 0 pour obtenir une valeur acquise (Cn) à la date n. (niveau bac). 

Cn = C0 x (1+t) n exposant. ce qui amène la valeur actuelle C0 = Cn/ (1+t) n exposant


exemple précédent : 170 652/ (1+ 0,045) 8 exposant = 120 000 €




Amortissements et immobilisations

Les amortissements sont la traduction comptable de la répartition de la valeur amortissable d’un actif selon le rythme de consommation des avantages économiques attendus en fonction de son utilisation probable.

Les amortissements pour être déductible, doivent :

  • être comptabilisé

  • ne pas être exclus des charges déductibles par une disposition fiscale spécifique.

Base d’amortissement :

Le montant amortissable d’une immobilisation (actif) est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle, cette dernière n’est prise en compte que lorsqu’elle est significative et mesurable.

Calcul de l’amortissement :

Amortissement annuel = montant amortissable X taux d’amortissement

Amortissements comptables des immobilisations : deux modes de calcul

Le choix du mode d’amortissement doit traduire le rythme de consommation des avantages économiques attendus de l’actif. Mais en pratique, les méthodes retenues sont celles préconisées par l’administration fiscale.

Amortissement Linéaire

L’amortissement linéaire est le mode de calcul retenu à défaut de mode mieux adapté. C’est d’ailleurs le mode le plus utilisé.

Avec cette méthode les immobilisations sont amorties tous les ans selon un même taux et une même base (le montant amortissable).

En mode linéaire, c’est la date de mise en service qui est prise en compte pour le calcul de l’amortissement.

Le taux de l’amortissement linéaire est calculé en prenant le chiffre 100 et en le divisant par le nombre d’années de vie du bien. Exemple : 5 ans = 100 / 5 = 20 %

Exemple un bien dont la valeur amortissable est de 1 000 € et amorti sur 5 ans. Sa mise en service est le 01/01/N

Calcul du taux = 100 / 5 = 20 %

Calcul de l’amortissement de la première année = 1 000 € * 20 % = 200€ qu’il faudra enregistrer en dotation aux amortissements. Cette somme représentera la première charge pour cette immobilisation.

Amortissement dégressif

L’amortissement dégressif, lui est le mode de calcul autorisé par l’administration fiscale pour accélérer les amortissements.

En mode dégressif, c’est la date du premier jour du mois d’acquisition qui est prise en compte pour le calcul de l’amortissement.

Le taux de l’amortissement dégressif est calculé en prenant le chiffre 100 et en le divisant par le nombre d’années de vie du bien comme pour le taux linéaire. Sauf qu’il faut en plus multiplier ce taux linéaire par un coefficient (les coefficients sont indiqués dans de nombreux logiciels d’immobilisations).

Durée d’amortissement :

On retient la durée d’utilisation propre à l’entreprise : ces dernières pourront également se référer à des durées résultant des usages professionnels, soit :

  • 20 à 50 ans pour les immeubles commerciaux ou d’habitation.

  • 15 à 20 ans pour les immeubles industriels.

  • 5 à 10 ans pour les matériels.

  • 5 ans pour les véhicules de tourisme.

  • 4 ans pour les véhicules utilitaires et les camions.

Amortissements : éléments de terminologie :

Montant amortissable = valeur brute – valeur résiduelle

Valeur brute =valeur d’entrée dans le patrimoine

Valeur résiduelle = montant net des coûts de cession que l’entreprise obtiendrait de la cession de l’actif.

Taux d’amortissement : le taux traduit le rythme de consommation de l’actif. Il est en général lié à la durée de l’utilisation.

 

 

Comptabilisation de l’amortissement

Pour la comptabilisation de l’amortissement, on ne crédite pas directement le compte d’immobilisation, mais un sous-compte de ce dernier.

Ce sous-compte est en fait le compte de l’immobilisation avec en plus le chiffre 8 en deuxième position.

Exemple : Le matériel informatique immobilisé en compte 2183 est amorti par le compte 28183.

Comptes de dotations à débiter :

Ces comptes ont une incidence sur le compte de résultat. Ils augmentent les charges de chaque exercice d’utilisation.

68 – Dotations aux amortissements et aux provisions

  • 681 – Dotations aux amortissements et aux provisions – Charges d’exploitation

  • 686 – Dotations aux amortissements et aux provisions – Charges financières

  • 6871 – Dotations aux amortissements exceptionnels des immobilisations

Comptes d’amortissements des immobilisations à créditer :

Ces comptes ont une incidence sur le bilan. Ils apparaissent sur la même ligne que le compte d’immobilisation concerné, mais en soustraction.