Il serait utile ici de faire la confrontation de la théorie de l'Ecole de Vienne et de l'approche Keynésienne.


L’école autrichienne d’économie dite l’Ecole de Vienne.

Eugen von Böhm-Bawerk économiste autrichien ( 12 février 1851 , Autriche 27 août 1914)
Idéveloppe avec les trois fondateurs ci-dessous. l'école autrichienne d’économie. Etudiant à Viennes sous Carl Menger il publie « Principes de l'économie politique », 1871). Sa pensée sera grandement influencée par l'enseignement de Menger.

Les autres fondateurs de l’Ecole de viennes sont : Carl Menger, Stanley Jevons et Léon Walras qui abandonnèrent au début des années 1870 la « valeur travail » adoptée par les classiques anglais puis reprise par Marx et adoptèrent la « valeur utilité » (la valeur de la marchandise provient de l'utilité subjective propre à chaque individu) fondant ainsi l'école néoclassique.

Carl Menger (23 février 1840 - 26 février 1921) est l’un des trois fondateurs de L’École autrichienne d’économie, dite parfois École de Vienne, dite encore école de pensée économique hétérodoxe qui prend l'individualisme méthodologique comme origine .Elle rejette l’application à l’économie des méthodes employées par les sciences naturelles et s’intéresse aux relations causales entre les événements, dont l’origine est l’action des individus, objet d'étude de la praxéologie( voir ce mot plus Bas).

William Stanley Jevons ( 1er septembre 1835, 13 août 1882) économiste et logicien anglais, co-fondateur de l'école néoclassique et de la « révolution marginaliste », avec Léon Walras et Carl Menger. Parmi les autres principaux économistes appartenant au courant marginaliste on peut citer : Vilfredo Pareto, Irving Fisher et Francis Ysidro Edgeworth
La « révolution marginaliste » précise la notion d’utilité marginale. Celle-ci augmente au fur et à mesure que la quantité disponible d'un bien diminue. Autrement dit, plus le bien est rare, plus son utilité marginale est grande. Exemple : l'utilité marginale de l'eau est très faible lorsqu'on en a déjà en abondance, mais elle est très grande lorsqu'on n'en a pas du tout (« Mon royaume contre un verre d'eau ! »)

Léon Walras, Évreux le 16 décembre 1834 Clarens le 5 janvier 1910, économiste français.
Léon Walras a décrit l’équilibre général de concurrence parfaite et cherché à montrer que cet équilibre est optimal. Il veut dire par là que l’équilibre de concurrence parfaite permettrait le plein emploi de tous les facteurs de production : toute la population active serait occupée et tous les capitaux seraient utilisés. Il permettrait de satisfaire toutes les demandes solvables. Cette idée a été critiquée par Keynes (les économistes d’influence keynésienne continuant d’ailleurs à s’opposer à cette vision du fonctionnement du marché), ainsi que nombre de libéraux, particulièrement ceux adhérant aux théories de l’école autrichienne. La procédure de « tâtonnement walrasien » vers l’équilibre n’a rien à voir avec ce que l’on entend habituellement par marché : les échanges bilatéraux y sont interdits, toutes les offres et toutes les demandes convergent vers un commissaire-priseur qui affiche les prix : le marché est parfait et fournit des informations justes à l’ensemble des acteurs.


La praxéologie (de praxis) est une discipline qui se donne pour objet l'analyse de l'action humaine. Mais le terme a pris des sens différents depuis qu'il a été introduit par Alfred Espinas en 1890 et ses objectifs ont varié selon les théoriciens (la réflexion peut être orientée en vue d'intervenir sur des domaines d'action réelles ou elle peut être destinée à constituer une approche analytique ou une science de l'action).
Ainsi, il a été revendiqué plus tard, notamment, par l'économiste autrichien Ludwig von Mises (dans L'Action humaine, 1949) et le philosophe polonais Tadeusz Kotarbinski. Le philosophe français Éric Weil et le sociologue Pierre Bourdieu ont également employé le mot au sens d'une « théorie de la pratique ». Plus récemment, des approches psycho-sociologiques (Victor Alexandre) ou auto-pédagogique (Alexandre Lhotellier) ont privilégié une approche individuelle de la praxéologie. Le philosophe norvégien Gunnar Skirbekk a également proposé une approche nouvelle de la praxéologie inspirée des derniers écrits de Ludwig Wittgenstein.
Praxéologie classique.
En tant que science de l'action (efficace), la praxéologie a été définie de manière très diverses depuis l'introduction du terme dans les années 1880. L'approche classique s'interroge sur l'efficacité de la pratique en vue d'améliorer la productivité et le rendement d'une entreprise (Espinas, Fayol).
Henri Fayol (1841-1925), praticien et dirigeant d'usine, a fondé la praxéologie classique. Il a publié son savoir dans Administration industrielle et générale (1916). Pour lui, le dirigeant est un être de raison qui planifie, organise, dirige, coordonne et contrôle (PODC).
L'entreprise est vue comme une machine. Cela reflète son époque, mais la théorie reste influente. Fayol est du même style que Frederick Winslow Taylor en 1911. One best way : les ouvriers se spécialisent pour les gains de productivité. Ce qui rapproche les deux hommes: ce que Taylor fait pour les ouvriers, Fayol le fait pour les cadres.
Il existe cinq grandes fonctions spécialisées dans l'entreprise :
  Technique (production),
  Commerciale (ventes, marketing),
  Financière (trouver le financement),
  Comptable (états financiers),
  Sécurité.
Il existe quatorze principes fayoliens : la division du travail, l'autorité, la discipline, l'unité de commandement, l'unité de direction, la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général, la centralisation, la hiérarchie, l'ordre, l'équité, la stabilité du personnel, l'initiative, l'union du personnel.
La gestion de l'entreprise se fait comme à l'armée. Chaque employé expose ses problèmes à ses supérieurs hiérarchiques, pas au grand patron. C'est une conception du leadership qui fait écho dans le monde d'aujourd'hui.
Sa politique a été très influente, car la productivité s'est accrue considérablement. Elle est efficace pour faire travailler un grand nombre de personnes peu qualifiées. Cependant, son application, avec son lot de rigidités et d'aliénation, a contribué à la syndicalisation des ouvriers.
Science de l'action humaine, économie.
Adaptée à l'économie, la praxéologie est considérée comme une démarche essentielle dans la compréhension de l'agent économique. Elle désigne la science de l'action humaine en tant que telle. Elle recherche les lois générales de l'action humaine qui sont indépendantes des circonstances et des buts visés.
«La praxéologie traite de l'action humaine en tant que telle, d'une façon universelle et générale. Elle ne traite ni des conditions particulières de l'environnement dans lequel l’homme agit ni du contenu concret des évaluations qui dirigent ses actions. Pour la praxéologie, les données sont les caractéristiques psychologiques et physiques des hommes agissants, leurs désirs et leurs jugements de valeur, et les théories, doctrines, et idéologies qu’ils développent pour s’adapter de façon intentionnelle aux conditions de leur environnement et atteindre ainsi les fins qu'ils visent. » (Ludwig von Mises, L'Action humaine, 1949)
Cette approche s'est prolongée notamment avec Murray Rothbard et certains penseurs libertariens.
De son côté, Kotarbinski tente de faire de la praxéologie une science formelle permettant d'établir des paramètres pour évaluer l'efficacité de l'agir ou le rationaliser en en réduisant le plus possible les « dépenses » (effort, énergie, etc.).



En résumé le détour de production permet de mettre en œuvre des combinaisons plus capitalistiques pour produire ensuite davantage de biens de consommation finale.

Note:

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